Une auteure angérienne

Noëla Le Guiastrennec, née dans une famille relativement aisée, est l’auteure d’une cinquantaine d’ouvrages publiés sous de nombreux pseudonymes masculins, parmi lesquels Noël Santon, Noël de Guy, Julien Lescap, Jean d’Angéry, Julien Voultonne, Jean Clairsange, Paul Daubigné, , Franck Romano, à l’exception d’un seul, féminisé, Noëla de Guy (1927). Un grand nombre de ces romans-ci sont publiés au éditions J. Ferenczi (1929-1940)1.

Noëla Le Guiastrennec
Son père meurt durant la Grande Guerre. Noëla vit aux côtés de sa mère à Saint-Jean d’Angély jusqu’à la mort de celle-ci, en 1935.

Elle est également peintre, graveur, historienne, relieuse et musicienne. Considérée comme une femme libre, elle fume, conduit sa propre voiture automobile, reste célibataire, à une époque où ces choses étaient encore inhabituelles dans la société française.

Noëla est aussi traductrice, sous le pseudonyme Jean Clairsange, notamment de Emilio Salgari (italien), Luigi Motta (italien), Fenimore Cooper (anglais) ( comme The pioneers en 1928) et Capitaine Mayne-Reid (anglais).

Durant les années 1920, elle se lie d’amitié avec Louis Audoin-Dubreuil et Rachilde.

Après une première revue, L’Oiseau bleu, assez confidentielle publiée en 1923-1924, elle fonde et anime la revue littéraire Corymbe en 1931. Une maison d’édition sous ce nom suit dans la foulée. La structure éditoriale disparaît en 1940. Au total, 260 ouvrages ont été publiés, certains illustrés de bois gravés par ses soins.

En 1953, la mairie de Saint-Jean d’Angély la recrute comme bibliothécaire.

Elle meurt le 4 janvier 1958 dans sa ville de résidence, des suites d’un accident automobile.

La légende de Saint-Jean

Article Wikipédia

error: Le contenu est protégé !!
Défilement vers le haut